
Comment ça a commencé...
Denis et Lau se rencontrent dans un lieu, rue Saint-Georges (Lyon 5). Elle et lui font partie du collectif qui s'est constitué pour animer ce lieu.
A ce moment là, Denis joue de la guitare dans Opéra Métis, Lau chante dans la Fanfare à mains nues.
Opéra métiss est un groupe dont le principe est la porosité, d'autres personnes viennent jouer à l'occasion. Il n'y a pas vraiment de morceau mais des plans, des thèmes, une sorte de musique générative. Happé par la guitare et son potentiel expressif, Denis trouve là de la chaleur, de l'entraide pour expérimenter des façons de faire de la musique ensemble et poursuivre un travail autour du son.
Au sein de La Fanfare à mains nues, Lau fait ses rencontres et commence à entrevoir autrement des questions de légitimité et de créativité vocale. On y chante les compositions du fondateur, écrites pour la Fanfare. Elle les voit, lui et l'animatrice du groupe, faire monter cette matière sonore à laquelle elle participe. Par ailleurs elle écrit des textes courts, des choses qui pourraient se chanter peut-être.
Pendant ce temps, le lieu rue Saint Georges a échappé au collectif.
A plusieurs, nous reprenons un autre endroit, équipé d'un studio de répétition construit par Babylon Circus. Ce lieu deviendra le Bocal (Lyon 1er) et accueillera pas mal de groupes (dont Alma mater, Al silencio, Bawajafar n’free, Côté Couloir, Louïs 2000, Meï teï sho, Rackam, Trois petits points production…).
On en profite pour jouer avec différent·es instrumentistes et chanteurs/euses. C'est dans ce contexte que nous commençons à composer à deux.
Nous rencontrons Jean-Sylvain, batteur et chanteur. Il fait confiance à ces balbutiements et nous mettons les premiers morceaux debout, un combiné de rock et de blues. Greg nous rejoint avec sa basse.
S'ouvre alors la période Mad'leine Jack, avec de la création, des concerts et des sessions d'enregistrement. La formation a eu jusqu'à cinq membres, (avec différents bassistes, deux chanteuses), a été un temps un trio et puis devient un duo.
Se retrouver à deux nous met face à des difficultés mais en émerge aussi une puissance. nouvelle. Les arrangements sont revisités et nous faisons plusieurs concerts.
Mais en 2021, nous décidons de mettre de côté le répertoire dit Mad'leine jack.
Depuis un moment, nous avons la sensation qu'il nous contraint plus qu'il n'ouvre de perspectives, trop d'alternances, de bascules qui ne nous laissent pas respirer. Un concert nous a particulièrement déprimé, bref on a besoin d'air.
Nous avons envie de plage, de développement, d'obsession, d'étrangeté... On décide de travailler autrement, on se remet à balbutier.
Une amie propose de nous programmer lors d'un évènement qu'elle organise. C'est qu'on a que des bouts, disons-nous - eh bien prolongez, raboutez, débrouillez-vous mais venez, répond l'amie. On y va et c'est bien, on respire à nouveau.
Dans la foulée, nous projetons de partager la scène avec La Bande à Buffet.
Il nous faut un nom, ce sera Ma Hyène.



